Plusieurs entreprises du CAC 40 pour lesquelles je travaille ont un enjeu commun, qui est d’attirer et/ou de retenir les nouvelles générations.

Même celles qui les attirent facilement et qui sont dans le Top 20 des entreprises préférées des étudiants et jeunes diplômés (selon l’étude Epoka pour Cadremploi), ont parfois du mal à les retenir.

Je suis marquée par le décalage que je peux entendre entre la perception des dirigeants et celles des jeunes générations. Les dirigeants ont conscience qu’il y a besoin de faire évoluer la façon de travailler, d’être plus agile, de changer ou de transformer l’entreprise (évolutions technologiques, culturelles, de business models, de la relation clients…). Beaucoup parlent de valeurs humaines, de bien-être au travail, de RSE, de télé-travail, …, commencent à lancer des initiatives dans ce sens et en même temps, les collaborateurs perçoivent souvent un décalage entre le discours affiché et les actes !

Les baby-boomers constatent également cette dissonance mais osent rarement en parler au Comex ou Codir de l’entreprise par peur des conséquences ou des difficultés qu’ils auraient à changer.

En revanche, les générations Y et Z, voire X, parfois désabusées, n’hésitent pas à partir. Souvent très investies et engagées dans leur travail et la réussite collective, elles ont un besoin de se sentir bien dans leur travail, d’avoir du sens, de la cohérence et d’un engagement collectif. Si leurs demandes et alertes ne sont pas entendues, elles n’hésitent pas à partir. Ce qui pose un vrai problème pour les entreprises qui ont besoin de continuité et d’avoir des experts.

Heureusement, certaines entreprises ont compris qu’il était important de se poser, de prendre de la hauteur, d’être accompagnées pour réussir dans la durée ces transformations essentielles.

Si vous n’avez pas encore pris ce temps de recul ou si vous vous rendez compte que les démarches que vous avez lancées ne vous permettent pas encore d’attirer ou de retenir vos talents, je serai ravie d’échanger avec vous !